Connaître le sol de son jardin aux divers endroits à planter, voilà le réflexe que tout jardinier devrait avoir pour éviter les déceptions.

Plantes vivaces, arbres, arbustes, bulbes, fleurs diverses ont chacun leurs exigences précises, et c’est en les ignorant que l’on est désagréablement surpris par le résultat.

Sachez que l’on distingue les qualités chimiques (capacités du sol à apporter tel ou tel élément nutritif aux plantes) des qualités physiques
(sol compact et imperméable, sableux et drainant, etc.).

Des dispositifs pour tester la terre du jardin

On trouve en jardinerie des dispositifs qui permettent à moindres frais d’analyser soi-même la terre de son jardin et de choisir en connaissance de cause les plantes qui s’y plairont.

Prélevez alors autant d’échantillons qu’il vous semble y avoir de types de sol (couleurs différentes, zones humides ou sèches…) et analysez-les.
Ces dispositifs sont souvent vendus avec des plans de fumure qui vous permettent de corriger les excès et carences des parcelles analysées.

Vous pouvez aussi vous adresser à des laboratoires spécialisés. L’opération est plus onéreuse mais bien plus complète. Renseignez-vous à la
chambre d’agriculture locale qui vous indiquera les laboratoires les plus proches de votre domicile. Voici quelques indications pour vous aider à mieux reconnaître votre sol.

Terres humifères

De couleur brune, elles renferment de nombreux débris végétaux en décomposition. Ces terres à tendance acide conviennent aux plantes de
terre de bruyère (azalées, rhododendrons. On y trouve, poussant spontanément, des orties, fougères, myrtilles. Les travaux du sol y sont aisés. Faites des amendements calcaires au printemps si vous voulez y planter des végétaux qui redoutent l’acidité. Au potager, plantez de
l’oseille, des tomates, du pissenlit…

Au jardin d’agrément, plantez des astilbes, bruyères, primevères, bouleaux, pins maritimes…

Terres calcaires

D’aspect crayeux et de couleur claire, ces terres sont réputées difficiles. Erables, noyers, bleuets, coquelicots y prospèrent. A l’automne, faites de gros apports de fumier bien décomposé, compost ou tourbe. Au potager, plantez l’estragon, les choux, chicorées, oignons, poireaux, radis…  Au jardin d’agrément, plantez des peupliers, buis, buddleias, lavandes, chèvrefeuilles, achillées, valérianes, népétas…

Terres argileuses

Ces terres gorgées d’eau et collantes durant l’hiver deviennent dures et se fissurent par temps sec. Elles forment alors une véritable croûte à la surface du sol. Lors des travaux du sol (bêchages, griffages…), incorporez du sable pour drainer et des matières organiques pour décompacter. Apportez régulièrement du calcaire. On trouve dans ces terres du liseron, trèfle, frêne, églantier… poussant à l’état sauvage.  Au potager, plantez des betteraves, épinards, poireaux, céleri branche… Au jardin d’agrément, plantez des saules, thuyas, chèvre-feuilles, asters, delphiniums…

Quelle que soit la nature de votre sol, « alternez les cultures pour éviter l’épuisement des ressources de la terre et laissez l’emplacement revenir momentanément à la friche pour reconstituer ses réserves » explique M.Jannin responsable jardinage pour www.TrucMania.com.

Terres sablonneuses

Ces sols de teinte grise sont particulièrement drainants, friables et légers par tout temps. Ils ne retiennent ni l’eau ni les éléments fertilisants qu’elle entraîne. Faites régulièrement des apports de fumure organique avant l’hiver. Arrosez copieusement les plantes durant la saison sèche. Vérifiez périodiquement le taux d’acidité atteint au moyen d’analyseurs de sol.

Les pins, digitales, fougères, ajoncs… poussent spontanément dans ces sols.  Au potager, plantez l’ail, les asperges, pommes de terre, fenouil… Au jardin d’agrément, plantez des chênes, érables du Japon, sorbiers, glycines, cotonéasters, lupins, népétas, valérianes…